Appareillage des membres supérieurs : technologies et solutions

appareillage du membre supérieur

La L-hand 980 était un modèle de main prothétique fabriqué par Antilles BioGen (ABG). Ce modèle a été utilisé par le droïde médical 2-1B pour remplacer la main de Luke Skywalker, perdue sur Bespin lors de son combat contre Dark Vador dans l’épisode V de Star Wars.

Schéma du corps humain illustré de manière vintage. Le schéma ressemble à l'homme de Vitruve de Léonard de Vinci mais avec un côté moderne car l'homme a des tatouages.

L’appareillage de membres supérieurs désigne des dispositifs destinés à compenser une perte de mobilité ou de fonction sur la partie haute du corps, c’est-à-dire les membres supérieurs. Il a pour objectifs principaux de

  • restaurer, remplacer ou compenser une fonction ;
  • d’améliorer l’autonomie et la liberté de mouvement ;
  • de réduire la douleur ou de prévenir l’aggravation d’une pathologie.

De nos jours, l’appareillage des membres supérieurs est au cœur des parcours de soin et d’autonomie.

Les différents types d’appareillages

Qui dit appareillage des membres supérieurs, dit forcément équipements de compensation ou de remplacement.

Ce sont deux faces d’une même pièce. Les progrès récents de ces deux dernières décennies en robotique médicale, nous ont apporté plusieurs dispositifs de ce type comme les orthèses, les prothèses ou bien encore les exosquelettes.

Chacun d’entre eux ayant des spécificités de compensation et d’aide à l’autonomie s’adaptant ou convenant à des situations spécifiques.

Les orthèses :


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Selon le dictionnaire Larousse :
L’orthèse est un “appareillage orthopédique rigide destiné à protéger, à immobiliser ou à soutenir un membre ou une autre partie du corps”.

L’orthèse est directement fixée (ou en contact) à la partie du corps qui en a besoin (par exemple : une épaule).
La béquille et la prothèse, quant à elles, ont pour fonction de compenser ou de remplacer un segment anatomique.

On y recourt le plus souvent en cas de maladie musculaire ou articulaire, de traumatisme (fracture, luxation, amputation, etc.) ou de déformation du squelette (scoliose, pieds plats).

Parmi les principales orthèses, on peut citer le plâtre, l’attelle, la gouttière, la ceinture, le corset ou encore les chaussures orthopédiques.

Les orthèses du membre supérieur se divisent en deux catégories principales :

  • Orthèses statiques : conçues pour immobiliser ou soutenir une partie du membre supérieur.
  • Orthèses dynamiques : permettent un certain mouvement tout en offrant un soutien (plus souples que les orthèses statiques).

Des exemples spécifiques incluent :

 

  • Hélicoïdale, c’est-à-dire en forme de spirale.
  • Conçue majoritairement en carbone, un matériau qui permet d’alléger le poids du dispositif.
  • Avec une seule articulation, c’est-à-dire qu’il n’y a qu’un seul point de rotation (par exemple, le coude).
  • Facile à mettre en place seul.e
  • Elle peut inclure :
    – Une partie brachiale (qui soutient le bras)
    – Une articulation de coude
    – Une partie antébrachiale (qui soutient l’avant-bras)

  • Orthèse conçue pour supporter la région de la main et du poignet.
  • En fonction du modèle, leur champ d’action s’étend jusqu’à certaines parties de l’avant-bras.
  • Contrairement aux orthèses souples de main, de poignet ou de doigt, une orthèse rigide de main limite plus fortement la mobilité du membre compensé : elle stabilise l’articulation ou immobilise le doigt, la main et le poignet.

Les prothèses :


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Selon le dictionnaire de l’Académie Française :
Une prothèse “est le “remplacement d’un membre, d’une articulation ou d’un organe lésés ou absents par une pièce, un dispositif qui en assure certaines fonctions”.

Il existe différents types de prothèses pour les membres supérieurs :

Photo d'une prothèse passive, elle ressemble à une main naturelle de couleur beige. Elle ressemble à un membre naturel, facilite l’équilibre et la stabilisation d’objets, mais ne permet pas de mouvements actifs.

Photo d'un homme brun, vue de dos qui porte une prothèse mécanique blanche en haut du corps (elle basse au dessus et en dessous des épaules). L'homme porte un débardeur blanc et un pantalon noir. Elle utilise un système de câbles et de sangles, elle s’appuie sur les mouvements de l’épaule et du bras pour fonctionner.

Photo d'une prothèse myoélectrique en forme de main. Elle est de couleur noire. Alimentée électriquement, elle fonctionne avec des électrodes (capteurs myoélectriques) qui captent les signaux musculaires pour impulser le mouvement et permettre le contrôle de la main.

Photo d'une prothèse hybride. Elle s'accroche à l'épaule et il y a un bras hybride de couleur noire. Elle combine des éléments mécaniques avec l’énergie produite par une contraction musculaire.

Femme qui soulève des haltères grâce à une prothèse à l'un de ses bras. Elle est dans une salle de sport, sa prothèse est noire et elle porte un débardeur blanc ainsi qu'un leggings rose.Elle est conçue pour des tâches particulières (par exemple pour pratiquer un sport, faire du bricolage, cuisiner, etc.).

Et également des prothèses pour les membres inférieurs :

Photo d'une prothèse qui se met sous le genou. Elle est de couleur noire, pour illustrer le reste de la jambe, la prothèse "porte" des baskets de couleur grise. Elle remplace un ou plusieurs membres se situant en dessous du genou.

Photo d'une prothèse qui monte jusqu'à mi-cuisse. Elle est de couleur noire. Le pied de la prothèse à un effet naturel avec un pied de couleur beige. Elle remplace le pied, le genou et parfois la hanche.

Photo d'une prothèse qui monte jusqu'en haut de la cheville. Elle est de couleur métal et a un pied de couleur beige. Il peut inclure des systèmes hydrauliques ou être contrôlé par microprocesseur pour reproduire l’articulation de la cheville.

Une photo de prothèse pour faire une articulation au niveau de l'emplacement du genou. Elle est de couleur grise et en métal. Il offre différentes fonctionnalités selon les besoins de la personne au niveau de l’articulation du genou.

Photo d'un athlète habillé d'un maillot et d'un short jaune et vert. Il a des prothèses pour courir et il est sur une piste de course. Il est conçu pour une activité physique. Chaque prothèse est spécifique à un sport en particulier.

Les exosquelettes :


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Selon le dictionnaire Larousse Française :
Un exosquelette “est un équipement articulé et pourvu d’un moteur [ou non], fixé sur un membre handicapé pour en faciliter les mouvements. Il est conçu pour assister dans les tâches physiquement exigeantes, il peut augmenter la force, l’endurance et la mobilité de la personne équipée”(15).

Il existe deux types d’exosquelettes :

L’exosquelette passif :

 

  • L’exosquelette passif intègre des matériaux et des équipements permettant de stocker et de libérer l’énergie pendant l’action de levage. Il n’utilise pas de source d’énergie externe telle qu’une batterie. Cependant, il utilise des matériaux avec des caractéristiques spécifiques, des ressorts ou des amortisseurs capables d’emmagasiner, de stocker et de restituer une force mécanique lorsque cela est nécessaire.
  • Il est utilisé pour des tâches répétitives ou pour réduire la fatigue lors de mouvements répétitifs comme dans le cas de troubles musculo-squelettiques (TMS).

L’exosquelette actif  :

 

  • L’exosquelette actif s’appuie sur des mécanismes tels que des moteurs, des systèmes hydrauliques ou pneumatiques. Ces derniers sont capables d’optimiser la force humaine ou de réduire la consommation d’énergie du corps.
  • Un exosquelette actif est équipé d’un ou plusieurs actionneurs qui amplifient activement la force musculaire de l’utilisateur. Ce sont généralement des moteurs. Il peut accompagner et reproduire les mouvements nécessaires des membres ciblés grâce à son mode de contrôle dynamique. 

Les exosquelettes ont différents usages :

 

  • Ils sont utilisés dans un contexte médical. Ils aident les personnes ayant des difficultés à mouvoir afin qu’elles puissent avoir de la mobilité ou accéder à une autonomie physique.

  • Ils peuvent être conçus à destination d’un usage industriel. Ils peuvent assister les travailleurs.euses dans le levage ou l’exécution de tâches répétitives. Cela permet de réduire la fatigue et le risque de blessures ou de troubles musculo-squelettiques.

  • Ils sont parfois développés pour une utilisation militaire, notamment avec la manutention de charges lourdes.
  • Ils sont également utilisés dans le sport pour observer et analyser en temps réel les mouvements des sportifs via des capteurs(monitoring). Cela permet de corriger les gestes pendant l’entraînement, d’améliorer la précision des mouvements et de limiter les risques de blessure.

Ces différents types d’exosquelettes sont équipés de capteurs et de moteurs qui fonctionnent en harmonie. Ainsi, ils soutiennent et amplifient les mouvements de l’utilisateur. Cela réduit alors la charge physique sur les muscles et les articulations.

Une femme militaire avec un exosquelette qui "prend" tout son corps.

L’exosquelette militaire “Hercule”

Un homme en polo blanc et chino camel est derrière un autre homme qui a un exosquelette médical du bas des jambes jusqu'en haut de de sa nuque.

L’exosquelette médical de Wandercraft

L’exosquelette sportif de Enhanced Robotics

L’exosquelette industriel – ©Gorodenkoff

Pour qui est destiné l’appareillage des membres supérieurs ?

Personnes amputées

Une amputation c’est “[l’absence] d’un membre ou d’un segment de membre”.

L’amputation était une pratique très courante lors de la Première Guerre mondiale (plus de 56 000 amputés). Aujourd’hui, elle est essentiellement pratiquée en cas d’extrême urgence


Quand est-elle réalisée ?

L’amputation est réalisée lorsque c’est nécessaire, souvent pour sauver une vie ou améliorer la qualité de vie d’un•e individu•e.

Elle est généralement pratiquée à cause d’une ischémie critique, c’es-à-dire un manque de sang et d’oxygénation dans un membre pouvant entrainer une nécrose). De même, elle se pratique souvent à cause d’un grave accident. Dans les cas les plus rares, elle est réalisée suite à une malformation congénitale ou à des tumeurs malignes.


Le niveau d’amputation est l’un des plus gros facteurs à considérer dans le choix d’un appareillage de compensation.

Suivant la localisation et l’ampleur de l’amputation, les dispositifs peuvent varier autant en forme qu’en fonction.

Amputation des doigts/de la main

Considérée comme une amputation mineure du membre supérieur.

Désarticulation du poignet

Amputation réalisée à la jonction de la main et de l’avant-bras.

Amputation transradiale (avant-bras)

Peut être courte, moyenne ou longue, selon la partie de l’avant-bras conservée.

Amputation transhumérale

Implique le retrait du bras au milieu de l’humérus.

Désarticulation de l’épaule
Amputation réalisée au niveau de l’articulation de l’épaule.

Amputation interscapulo-thoracique
Le niveau d’amputation le plus proche du tronc.

Les personnes amputées des membres supérieurs ont besoin d’un appareillage pour plusieurs raisons :
Restauration fonctionnelle : Les prothèses permettent de recouvrer certaines fonctions essentielles du membre amputé, améliorant ainsi l’autonomie dans les activités quotidiennes.

  • Bénéfices psychologiques : L’appareillage peut jouer un rôle important dans l’acceptation de l’amputation et l’amélioration de l’estime de soi.
  • Aspect esthétique et social : Certaines personnes considèrent que les prothèses remplissent une fonction sociale et esthétique en reproduisant l’anatomie du membre amputé.
  • Prévention des complications : Un appareillage adapté peut aider à prévenir certaines complications liées à l’amputation, comme les déformations ou les douleurs.
  • Réinsertion professionnelle : Pour de nombreuses personnes amputées en âge de travailler, l’appareillage est crucial pour exercer une activité professionnelle.

L’appareillage des membres supérieurs nécessite une approche personnalisée, prenant en compte les besoins spécifiques, le niveau d’amputation et le projet de vie de chaque personne amputée.

Maladies neuromusculaires et neurologiques

Plusieurs maladies neuromusculaires et neurologiques peuvent nécessiter un appareillage des membres supérieurs pour compenser les déficits moteurs et améliorer l’autonomie des personnes qui vivent avec.

Les principales maladies concernées sont :

  • La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) : absence de production de dystrophine provoquant une faiblesse musculaire.
  • L’amyotrophie spinale infantile (SMA) : atteinte des motoneurones (neurones acheminant l’information de motricité), entraînant une faiblesse musculaire qui peut toucher les bras et les mains.
  • Les neuropathies périphériques : motricité des membres supérieurs atteinte, en particulier dans le cas de la maladie de Charcot-Marie-Tooth.
  • Les dystrophies musculaires congénitales et progressives : faiblesse musculaire qui peut toucher les bras et les mains.
  • La myotonie de Steinert : fonction des membres supérieurs affectée.
  • Les myopathies des ceintures : appareillages pour compenser la perte de force au niveau des épaules et des bras nécessaires.

Ces maladies peuvent entraîner divers déficits moteurs des membres supérieurs, allant de l’atteinte proximale (épaules, bras) à l’atteinte distale (mains, doigts).

L’appareillage vise à compenser, à maintenir l’autonomie dans les activités quotidiennes et à améliorer la qualité de vie.

Dans certains cas, l’utilisation d’orthèses ou de neuro-orthèses peut constituer une réponse adaptée pour pallier les limitations fonctionnelles qui en résultent.

L’usage de celles-ci, implique l’appareillage orthétique de personnes ayant des pathologies neurologiques (paraplégie, AVC, sclérose en plaques, etc.). L’objectif est de rendre la personne mobile et de lui offrir de l’autonomie.

Autres pathologies et besoins spécifiques

D’autres maladies nécessitent des besoins spécifiques en termes d’appareillage ou de prise en charge, comme la polyarthrite rhumatoïde par exemple, ou des troubles musculo-squelettiques (TMS).

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire sévère qui touche les articulations.

Leur destruction progressive entraîne douleur et handicap. D’origine auto-immune, elle est caractérisée par la fabrication d’auto-anticorps qui attaquent les cellules saines de notre organisme.


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Une maladie auto-immune, kézako ?

Une maladie auto-immune, c’est quand le système immunitaire, qui est censé défendre le corps, se trompe d’ennemi et attaque par erreur les cellules saines du corps. Au football, ça se traduit par un joueur qui tire contre son camp.

Sans traitement, la maladie atteint progressivement de nouvelles articulations et entraîne la déformation ou la destruction progressive des articulations touchées (souvent celles des mains et des pieds). Dans certaines formes plus rares de la maladie, des manifestations extra-articulaires apparaissent, touchant d’autres organes.

Les troubles musculo-squelettiques sont des maladies qui touchent les articulations, les muscles et les tendons.

Les articulations du haut du corps sont particulièrement touchées, notamment celles des bras et de la main, ainsi que le bas du dos.

Parmi les plus connus, on peut compter : le syndrome du canal carpien, le syndrome de la coiffe des rotateurs à l’épaule, l’épicondylite latérale du coude et les lombalgies.

L’activité professionnelle peut jouer un rôle dans leur apparition, leur durée ou leur aggravation. C’est notamment le cas lorsque l’organisation du travail fait émerger deux types de facteurs de risques :

  • des facteurs physiques : gestes répétitifs, travail statique, efforts excessifs, positions articulaires extrêmes, port de charges lourdes, etc.
  • des facteurs psychosociaux : pression temporelle, manque d’autonomie, manque de soutien social, travail monotone, etc.

Comment choisir un appareillage adapté ?

Définir ses besoins fonctionnels et son mode de vie

Pour choisir un appareillage adapté à soi, il faut avant tout définir ses besoins de mobilité et qui soit adapté à son mode de vie.

C’est donc important d’établir un emploi du temps “type” d’une journée et des mouvements effectués durant celle-ci (trajets pour aller au travail, mouvements de la main pour un loisir, etc.).

Ces besoins seront confirmés et établis en lien avec un•e ergothérapeute qui suit la personne amputée ou malade. Son rôle est clé dans cette définition des besoins, mais également de manière générale pour la prescription.

Critères techniques et ergonomiques

Prendre en compte des aspects techniques et ergonomiques dans le choix d’un dispositif d’appareillage est également important.

Son poids, la nature des matériaux utilisés, sa capacité d’adaptation, le niveau d’accompagnement et sa qualité de confort sont des points essentiels à considérer.

C’est pour cela que beaucoup d’entreprises d’appareillage proposent une version d’essai ou un prototype à tester lors d’événements ou chez un revendeur médical.

L’accompagnement médical et paramédical

Dans le cas d’une personne amputée, un accompagnement pluridisciplinaire est primordial. Le médical et le paramédical doivent l’entourer au mieux afin de faciliter un “après” à l’amputation et le meilleur choix d’appareillage :

  • Le prothésiste : conception, fabrication, ajustement de la prothèse en fonction de l’amputation.
  • L’ergothérapeute : aide à retrouver l’autonomie dans les gestes du quotidien.
  • Le médecin : suivi médical, traitement des douleurs, surveillance de la cicatrisation.

Ils réalisent ensemble les essais et les ajustements personnalisés au type d’amputation de la personne et à ses besoins.

Les technologies d'ORTHOPUS

Un appareillage pour vous faire sentir aussi léger que dans de l’eau

Chez ORTHOPUS, nous développons des assistants robotiques pour la mobilité du bras pensés pour s’adapter à chaque personne, à chaque parcours.

Utilisateur d'un bras robotique, l'ORTHOPUS Supporter. Il est dans son fauteuil roulant électrique et grâce à l'assistant robotique, attaché à son fauteuil et qui maintient son bras, il peut lever son bras facilement. L'utilisateur est un adolescent blond avec des lunettes.

Déjà disponible à la vente, l’ORTHOPUS Supporter, permet d’alléger le poids du bras et de faciliter les mouvements verticaux. Il peut être utilisé en mode FIXE ou LIBRE, selon les préférences et les besoins de l’utilisateur•ice.

  • En mode FIXE, le mouvement est guidé sur une position choisie afin d’avoir plus de stabilité. Parfait pour passer un coup de fil ou même pour peindre !
  • En mode LIBRE, c’est comme si le bras flottait dans l’eau, les gestes sont fluides et l’utilisateur.rice gagne en autonomie dans le quotidien.

Ces deux modes permettent de mieux compenser la mobilité selon les capacités de chacun•e.

Et, parce que la sécurité est essentielle, l’ORTHOPUS Supporter est fabriqué dans nos ateliers avec des matériaux robustes : aluminium, acier inoxydable, plastiques (PLA, ASA & PA) et tissu orthopédique. Des choix qui garantissent sécurité et confort.

Deux autres dispositifs viennent compléter la gamme

L’ORTHOPUS Partner, un assistant robotique en cours de prototypage, qui accompagne les mouvements du bras dans toutes les directions :

  • Haut-bas,
  • Avant-arrière,
  • Gauche-droite.

Disponible courant 2026.

Jeune homme utilisateur de l'ORTHOPUS Partner qui grâce à cet assistant robotique qui maintient son bras, taggue sur un mur. L'assistant robotique est bleu et noir branché sur son fauteuil roulant électrique noir.
Illustration d'une personne en fauteuil roulant électrique avec un ORTHOPUS Explorer installé sur son accoudoir.

L’ORTHOPUS Explorer, en cours de développement, qui pourra saisir et manipuler des objets à la place du bras et de la main.

Ces assistants robotiques pour la mobilité du bras sont pensés et conçus pour s’intégrer simplement dans le quotidien et durer dans le temps.

Entretenir et optimiser son appareillage

Conseils d’entretien et durée de vie des dispositifs

Afin de prolonger la durée de vie de son appareillage, il est important de bien respecter les indications du manuel d’utilisation fourni avec le dispositif et de le nettoyer avec des produits non abrasifs. De manière générale, contactez le.la revendeur•euse du matériel médical s’il y a des doutes concernant l’entretien et les spécificités du produit.

Exercices et rééducation pour maximiser l’efficacité

Chaque appareillage et chaque utilisateur•ice possède des besoins et des limitations spécifiques qui lui sont propres.

Il n’existe donc pas d’exercice ou de rééducation type pour maximiser l’efficacité du dispositif.

Seul un•e kinésithérapeute formé dans la rééducation du membre supérieur peut fournir un accompagnement et des conseils adaptés dépendant de la situation médicale et des capacités de chacun•e.

Quand et comment renouveler son appareillage ?

Il peut être nécessaire de renouveler un dispositif si celui-ci présente des dysfonctionnements techniques. Dans ce cas, il est conseillé de contacter le revendeur médical qui a fourni l’appareillage.

Dans d’autres cas, le produit ne peut tout simplement plus convenir à l’utilisateur•rice. Parce qu’il n’est plus adapté à sa situation médicale, ou parce qu’il ne lui convient pas sur le long terme. 

Il est recommandé d’en discuter avec votre professionnel•le de santé comme un•e kinésithérapeute ou un•e ergothérapeute afin de trouver une solution de rechange.

Coût et accessibilité des appareillages

L’appareillage d’un dispositif coûte généralement cher, voire très cher selon le pays de résidence et le niveau de besoin d’équipement. Heureusement, plusieurs assistances financières existent pour aider à l’acquisition du matériel adapté. Dans certains pays, les appareillages sont même remboursés par les systèmes de santé locaux.

Transparence des coûts

Chez ORTHOPUS, nous pratiquons la transparence des prix afin que tout•e utilisateur•rice puisse pleinement comprendre à quoi correspondent vraiment nos prix.

Prix de l'ORTHOPUS Supporter en France

Tout dispositif nécessite des coûts divers. De manière générale voici ceux qui seront compris dans le prix final d’un dispositif d’appareillage :

  • Coûts de production : matières premières (cartes électroniques, coques, structure du produit, etc.), main d’œuvre et emballage de l’appareillage.
  • Frais de fonctionnement : salaires des employé•es, matériel utilisé, locaux et frais administratifs (expert comptable, etc.) nécessaires à l’activité de conception et de production du matériel
  • Marge de l’entreprise : recherche et développement du produit, prestations extérieures (sous-traitants, etc.), matériel et matière première pour le prototypage.
  • Marge distributeur/revendeur : présentation des produits, formation des revendeurs, logistique (SAV, transport, kit d’essais, stockage, etc.), frais administratifs, tests avec l’utilisateur•rice et avis d’experts.
  • Taxes : comme la TVA en France.

Assistance et financements disponibles

Les personnes amputées peuvent bénéficier de plusieurs aides pour financer des soins, des équipements et faciliter leur quotidien :

  • ALD (Affection Longue Durée) : prise en charge à 100 %.
  • PCH (Prestation de Compensation du Handicap) : financement d’aides techniques.
  • AAH (Allocation Adulte Handicapé) : soutien financier pour les personnes adultes.
  • FDC (Fond De Compensation) : aide financière pour les personnes handicapées une fois que la PCH a pris en charge des frais liés au handicap et qu’il y a un reste à charge.
Aide

Organisme

Type de soutien
ALD
Remboursement des soins
PCH
Aide humaine et matérielle
AAH

CAF

Allocation financière

FDC

Aide financière disponible si reste à charge après la PCH
Aide
Organisme
Type de soutien
ALD
Sécurité Sociale
Remboursement des soins
PCH
MDPH
Aide humaine et matérielle
AAH
CAF
Allocation financière
FDC
MDPH
Aide financière disponible si reste à charge après la PCH

La MDPH (Maison Départementale pour les Personnes Handicapées) proposent également d’autres aides de financement en plus de la PCH :

  • Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH)
  • Allocation aux adultes handicapés (AAH)

Au-delà de l’appareillage des membres supérieurs ou inférieurs “traditionnels”, d’autres aides techniques comme les interfaces cerveau-machine ou les dispositifs d’assistance à la préhension, ouvrent de nouvelles perspectives en matière d’autonomie et de rééducation fonctionnelle.

Pour en apprendre plus sur l’appareillage d’une aide technique, nous avons co-écrit un guide sur “les aides techniques pour la mobilité du bras en Europe”, avec des professionnel•les de santé, des utilisateur•rices et des expert•es dans ce domaine.

Foire aux questions

Qu'est-ce qu'une prothèse de membre supérieur ?

Une prothèse de membre supérieure est un dispositif médical qui remplace tout ou une partie d’un bras, d’un avant-bras, ou d’une main, souvent après une amputation ou en cas de malformation, afin de restaurer un aspect esthétique et/ou fonctionnel

Quelles sont les principales technologies de prothèses de membre supérieur ?

  • Prothèses esthétiques (aspect réaliste, peu fonctionnelles)
  • Prothèses mécaniques (mouvements par système de câbles)
  • Prothèses myoélectriques ou bioniques (contrôle par les signaux des muscles, gestes plus naturels et variés)

Combien de rendez-vous sont nécessaires pour appareiller un membre supérieur ?

Selon la technologie, il faut compter 3 à 5 rendez-vous afin d’effectuer un bilan, une prise de mesures, le choix du matériel, les essayages/adaptations, le suivi et la rééducation.

Sources :

1. Le membre supérieur – Activité orthopédie-orthèse (Petit appareillage) [Internet]. [cité 9 mai 2025]. Disponible sur: https://www.cahors-medical.fr/fr/article/le-membre-superieur
2. Larousse É. orthèse – LAROUSSE [Internet]. [cité 9 mai 2025]. Disponible sur: https://www.larousse.fr/encyclopedie/medical/orth%C3%A8se/15000
3. Haute Autorité de Santé. ORTHESES DU MEMBRE SUPERIEUR 2261 26012010 [Internet]. Disponible sur: https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2010-03/2261_avis_general_ortheses_membre_superieur_26012010.pdf
4. Moodle – Université de Lyon. Grand appareillage du membre supérieur [Internet]. Disponible sur: https://moodle.univ-lyon1.fr/pluginfile.php/2107647/mod_folder/content/0/6-Grand%20appareillage%20du%20membre%20sup%C3%A9rieur.pdf
5. Ottobock [Internet]. [cité 9 mai 2025]. Orthèses et supports de main. Disponible sur: https://www.ottobock.com/fr-ca/solutions/ortheses/ortheses-mains-et-soutien
6. française A. prothèse | Dictionnaire de l’Académie française | 9e édition [Internet]. [cité 27 mai 2025]. Disponible sur: http://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9P4762
7. Manuels MSD pour le grand public [Internet]. [cité 9 mai 2025]. Options des prothèses de membres – Sujets particuliers. Disponible sur: https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/sujets-particuliers/prothèses-de-membres/options-des-prothèses-de-membres
8. Ottobock [Internet]. [cité 9 mai 2025]. Ottobock – Ce qu’il faut savoir sur les prothèses de jambes. Disponible sur: https://www.ottobock.com/fr-fr/situation/ce-qu-il-faut-savoir-sur-les-protheses/ce-qu-il-faut-savoir-sur-les-protheses-de-jambe
9. Institut pour la Santé et la Recherche Public, CNSA. Rapport scientifique sur l’utilisation des prothèses [Internet]. Disponible sur: https://www.cnsa.fr/sites/default/files/2024-04/RESULT_RECH_308_DALIBERT_Rapport-scientifique-final_APADiP.pdf
10. Schlur DC. Chirurgien de l’épaule et de la main. 2023 [cité 9 mai 2025]. Prothèse épaule inversée : une vie quotidienne normale ? Disponible sur: https://epaule-main.net/actualites/prothese-epaule-inversee-vie-quotidienne/
11. Édition professionnelle du Manuel MSD [Internet]. [cité 9 mai 2025]. Revue générale des prothèses de membres – Sujets spéciaux. Disponible sur: https://www.msdmanuals.com/fr/professional/sujets-spéciaux/prothèses-des-membres/revue-générale-des-prothèses-de-membres
12. Manuels MSD pour le grand public [Internet]. [cité 9 mai 2025]. Présentation des prothèses de membres – Sujets particuliers. https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/sujets-particuliers/prothèses-de-membres/présentation-des-prothèses-de-membres
13. Ottobock Orthopédie & Services [Internet]. [cité 9 mai 2025]. Prothèse de membre supérieur. Disponible sur: https://ottobock-ortho.fr/prothese/prothese-de-membre-superieur/
14. Falcone DMO. Chirurgien main & épaule à Paris. 2023 [cité 9 mai 2025]. L’intérêt d’une prothèse inversée de l’épaule – Dr Falcone à Paris. Disponible sur: https://dr-falcone.com/actualites/linteret-prothese-inversee-epaule/
15. Larousse É. Définitions : exosquelette – Dictionnaire de français Larousse [Internet]. [cité 9 mai 2025]. Disponible sur: https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/exosquelette/32197
16. PERRIN J. Ergofrance. 2021 [cité 9 mai 2025]. Les nombreux usages de l’exosquelette. Disponible sur: https://www.ergofrance.com/les-nombreux-usages-de-lexosquelette/
17. PERRIN J. Ergofrance. 2022 [cité 9 mai 2025]. Quelles sont les différences entre un exosquelette actif et un exosquelette passif ? Disponible sur: https://www.ergofrance.com/quelles-sont-les-differences-entre-un-exosquelette-actif-et-un-exosquelette-passif/
… etc.

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