Dossier aidant familial : démarches, droits et accompagnement complet en 2025

Comprendre le rôle et la reconnaissance de l’aidant familial

Dowager in a Wheelchair, Philip Evergood (1952) – huile sur toile conservée au Smithsonian American Art Museum.

Le terme “aidant familial” provient du latin “ad juvare” qui signifie secourir, seconder, être tile ou encore faire plaisir. Pourtant, ce terme n’a pas toujours été compris tel que nous le connaissons. Dès l’antiquité déjà, les individus avaient une obligation de solidarité intergénérationnelle sous peine de sanctions. Dans le Code Civil, Napoléon réinscrit ces obligations familiales légalement. En effet, durant tout le Moyen-Âge et l’époque moderne, ce sont les instances religieuses qui s’en chargeaient.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’État devient providence et la collectivité se charge des plus vulnérables, écartant de fait toute connotation uniquement familiale. Ce n’est que vers les années 2000 que le mot « aidant•e » prend sa forme actuelle. La mixité s’ouvre et ce rôle n’est plus uniquement féminin, comme il le fut très majoritairement les siècles précédents.

 

En 2025, être aidant familial, c’est accompagner au quotidien un ou une proche en situation de handicap ou malade. Et cela concerne tout proche : parent âgé, enfant, conjoint•e, frère ou sœur, voisin•e, etc… Il ou elle participe à plusieurs tâches qui entoure le bien-être quotidien de la personne accompagnée : soins, gestion administrative, accompagnement moral, transport, etc.

 

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’État devient providence et la collectivité se charge des plus vulnérables, écartant de fait toute connotation uniquement familiale. Ce n’est que vers les années 2000 que le mot « aidant•e » prend sa forme actuelle. La mixité s’ouvre et ce rôle n’est plus uniquement féminin, comme il le fut très majoritairement les siècles précédents.

En 2025, être aidant familial c’est accompagner au quotidien un ou une proche en situation de handicap ou malade, qu’il s’agisse d’un parent âgé, d’un enfant, d’un•e conjoint•e, d’un frère ou d’une soeur, d’un•e voisin•e, etc. Il ou elle participe à plusieurs tâches qui entoure le bien-être quotidien de la personne accompagnée : soins, gestion administrative, accompagnement moral, transport, etc.

14,8% des personnes sont des proches aidants 9,3 millions de proches aidants 8,8 millions d'adultes (16,8%) et 0,5 million de mineurs âgés de 5 ans ou plus (4,8%) soutien moral aide à la vie quotidienne aide financière

Ce rôle, bien qu’essentiel à la solidarité nationale, ne repose encore sur aucun statut juridique. Pour les quelque 8 millions d’aidant•es en France, dont 57% de femmes, c’est une double vie qui s’opère chaque jour. Les institutions administratives et sociales reconnaissent progressivement cette dernière (principalement via un dossier aidant familial). Ils•Elles ont notamment droit au congé proche aidant, à des aides financières, à des dispositifs de répit, mais également à des plateformes d’informations.

Évaluer la situation de la personne aidée et du futur aidant

Avant d’entamer la constitution d’un dossier aidant familial ou pour d’autres organismes, dans le but d’obtenir des aides, il est très important de procéder à une évaluation complète des besoins de la personne aidée. Celle-ci permettra d’identifier précisément le niveau de dépendance (via une grille AGGIR pour déterminer le GIR) ou de réaliser un bilan avec la Maison départementale des personnes handicapées.


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Le vocab’ du poulpe : GIR, kézako ?

Le Groupe iso-ressources (aussi appelé GIR) est un outil utilisé pour mesurer le niveau de dépendance d’une personne, notamment en ce qui concerne ses besoins d’aide dans la vie quotidienne. Il va de 1 à 6, le GIR 1 étant le plus haut niveau de dépendance.

  • GIR 1 : la personne est très dépendante, elle a besoin d’aide pour presque tout.
  • GIR 2 : la personne a besoin d’une aide importante, surtout pour les gestes essentiels du quotidien.
  • GIR 3 à 4 : la personne est partiellement autonome mais a besoin d’aide pour certaines activités.
  • GIR 5 à 6 : la personne est plutôt autonome, elle peut vivre chez elle mais avec une aide ponctuelle.

On évalue le GIR avec une grille AGGIR (Autonomie gérontologique groupe iso-ressources). Cette évaluation est généralement réalisée par un professionnel de santé et consiste à observer les capacités de la personne dans des situations les plus fidèles possibles au quotidien.

À noter que seuls les GIR 1 à 4 ouvrent droit à l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie).

Parallèlement, il est aussi important d’évaluer la capacité de l’aidan•e à accompagner durablement la personne concernée. Réaliser ce diagnostic ensemble contribue à préparer le dossier d’aidant familial et à cibler plus efficacement les aides techniques ou financières souhaitées.

Constitution du dossier d’aidant familial : démarches pas à pas

La déclaration d’aidant familial auprès des autorités locales

Pour obtenir une reconnaissance officielle de la MDPH en tant qu’aidant familial, il est fondamental d’entamer des démarches administratives. Il vous faudra fournir ces pièces ci-dessous :

  • Une déclaration sur l’honneur indiquant que vous aidez régulièrement et bénévolement un•e proche.
  • Un certificat médical ou un document attestant la perte d’autonomie de la personne aidée, de préférence de moins de 6 mois.
  • Une pièce d’identité de la personne aidée et de l’aidant•e.
  • Un justificatif de domicile des deux parties.

Cette reconnaissance ne donne pas automatiquement droit à des aides mais elle peut être très utile pour justifier son rôle dans le cadre d’autres démarches comme le congé proche aidant ou des demandes à la CAF. Cela peut également vous servir pour appuyer une demande d’aménagement du temps de travail ou d’aide au répit.

La reconnaissance salariale : devenir aidant familial salarié

Il est possible dans certains cas de devenir aidant familial salarié•e et d’être rémunéré•e pour l’aide apportée à un•e proche tout en cumulant un salaire. Pour cela, il convient que la personne aidée dispose d’une aide publique comme l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) ou la PCH (Prestation de compensation du handicap). La personne aidée devient ensuite employeur•e. Elle doit s’inscrire auprès du CESU via l’URSSAF et verser un salaire net à l’aidant, avec déclaration des cotisations sociales. Bien sûr, pour encadrer cela, il est requis qu’un contrat de travail soit établi entre les deux parties avec des horaires de travail, un salaire minimum et des congés payés.

À noter que tous•tes les proches ne peuvent pas être rémunéré•es en tant qu’aidant familial. Sont exclus, les conjoint•es, partenaires de PACS ou concubin•es.

Démarches
Où s’adresser ?
Documents à fournir
Déclaration d’aidant familial
Conseil départemental, MDPH
Déclaration sur l’honneur, justificatifs médicaux
Statut salarié (APA/PCH)
URSSAF/CESU
Contrat de travail, déclaration d’embauche
Congé proche aidant
Employeur•e
Demande écrite, justificatifs
Nom
Description synthétique
Déclaration d’aidant familial
Conseil départemental, MDPH
Déclaration sur l’honneur, justificatifs médicaux
Statut salarié (APA/PCH)
URSSAF/CESU
Contrat de travail, déclaration d’embauche
AJPA (Allocation journalière du proche aidant)
CAF ou MSA
Formulaire, justificatifs, demande de congé (si salarié•e)
Congé proche aidant
Employeur•e
Demande écrite, justificatifs

Les aides financières disponibles pour les aidants familiaux

L’Allocation journalière du proche aidant (AJPA)

L’AJPA (Allocation journalière du proche aidant) est une aide financière versée par la CAF ou la MSA. Elle est destinée aux aidant•es qui prennent un congé de proche aidant pour s’occuper d’un•e proche en situation de perte d’autonomie ou de handicap.

Afin d’être éligible à l’AJPA vous devez :

 

  • Être : salarié•e, indépendant•e, fonctionnaire ou demandeur•euse d’emploi.
  • Avoir un lien étroit avec la personne aidée.
  • Prendre un congé de proche aidant officiellement reconnu par votre employeur•e ou être en interruption d’activité si vous êtes indépendant•e.
  • Ne pas percevoir d’autres prestations incompatibles comme l’Aide au retour à l’emploi.

Au 1er janvier 2025, le montant de l’AJPA est de 65.80€ par jour et de 32.90€ par demi-journée. Le dédommagement est fixé à une limite de 66 jours par personne aidée sur l’ensemble de la carrière professionnelle. Afin de pouvoir toucher l’indemnisation, vous devez effectuer une demande auprès de la CAF ou de la MSA, selon votre régime, et remplir le formulaire CERFA N°16108*01. La démarche est possible en ligne ou par courrier et doit être accompagnée des justificatifs indispensables à votre demande.

Les autres dispositifs de soutien (APA, PCH, congé proche aidant, droit au répit)

En complément de l’AJPA (Allocation journalière de proche aidant) plusieurs dispositifs d’aide et de soutien aux aidants familiaux existent en France. Ceux-ci peuvent favoriser l’allègement de la charge mentale, financière ou physique liée à l’accompagnement d’un proche. Les principales solutions sont :

  • L’APA (Allocation personnalisée d’autonomie)
    ➡️ Destinée aux personnes âgées de 60 ans ou plus et être en perte d’autonomie (GIR 1 à 4)
    ➡️ Peut servir à rembourser des dépenses liées à l’aide à domicile
    ➡️ Possibilité de rémunérer un aidant familial ( hors conjoint•e, partenaire de PACS ou concubin)
    ➡️ Versée par la Conseil départemental

  • La PCH (Prestation de compensation du handicap)
    ➡️ Destinée aux personnes en situation de handicap, quel que soit l’âge
    ➡️ Donne matière à financer une aide humaine, y compris la rémunération d’un aidant familial (montant variable selon la situation du ou de la demandeur•euse)
    ➡️ Demande à effectuer auprès de la MDPH

  • Le congé de proche aidant
    ➡️ Permet de s’absenter temporairement de son travail pour accompagner un•e proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie
    ➡️ Possibilité d’effectuer le congé jusqu’à 3 mois renouvelables dans la limite de 1 an sur l’ensemble de la carrière
    ➡️ Demande à effectuer auprès de l’employeur•e avec des justificatifs.

  • Le droit au répit pour les aidant•es
    ➡️ Intégré à l’APA, ce droit contribue à financer un accueil temporaire de la personne aidée
    ➡️ Plafond limité à 573.77€ par an
    ➡️ Versement par le Conseil départemental
Aide / Dispositif
Montant indicatif (2025)
Durée / Plafond
Cumul possible
Organisme compétent
Conditions principales
AJPA
65,80 € par jour ou de 32.90€ par demi-journée
66 jours sur totalité de la carrière professionnelle
Non
CAF / MSA
Interruption d’activité, proche en perte d’autonomie
APA
Variable selon dépendance
Selon plan d’aide
Oui (avec PCH)
Conseil départemental
Personne âgée dépendante, évaluation GIR
PCH
Variable selon besoins
Selon plan d’aide
Oui (avec APA sous conditions)
MDPH / Conseil départemental
Personne en situation de handicap
Congé proche aidant
Non rémunéré (hors AJPA)
Jusqu’à 1 an, renouvelable et fractionnable
Oui (avec AJPA)
Employeur•e, CAF/MSA pour AJPA
Aidant•e d’un•e proche en perte d’autonomie
Droit au répit
Jusqu’à 573.77 €/an (APA)
Selon situation
Oui
Aidant•e principal•e, proche très dépendant•e
Aidant•e d’un•e proche en perte d’autonomie
Aide / dispositif
Montant indicatif (2025)
Durée / Plafond
Cumul possible
Organisme compétent
Conditions principales
AJPA
65,80 € par jour ou de 32.90€ par demi-journée
66 jours sur totalité de la carrière professionnelle
Non
CAF / MSA
Interruption d’activité, proche en perte d’autonomie
APA
Variable selon dépendance
Selon plan d’aide
Oui (avec PCH)
Conseil départemental
Personne âgée dépendante, évaluation GIR
PCH
Variable selon besoins
Selon plan d’aide
Oui (avec APA sous conditions)
MDPH / Conseil départemental
Personne en situation de handicap
Congé proche aidant
Non rémunéré (hors AJPA)
Jusqu’à 1 an, renouvelable et fractionnable
Oui (avec AJPA)
Employeur•e, CAF/MSA pour AJPA
Aidant•e d’un•e proche en perte d’autonomie
Droit au répit
Jusqu’à 573.77 €/an (APA)
Selon situation
Oui
Conseil départemental
Aidant•e principal•e, proche très dépendant•e

Les conséquences de l’engagement aidant sur la vie personnelle et professionnelle

S’engager comme aidant familial est un acte de solidarité noble mais qui peut aussi avoir des répercussions importantes sur la santé, le quotidien et la carrière professionnelle de celui-ci. Être aidant•e c’est cumuler une double fatigue physique et psychologique, d’autant plus si vous êtes salarié•e. L’engagement se distingue souvent aussi par un isolement social partagé. Pour offrir des solutions possibles et des soutiens aux aidants familiaux, plusieurs organismes mettent en place des formations, des soutiens psychologiques et administratifs, et des structures d’information (MDPH, CCAS, plateformes de répit).

Mise à jour, renouvellement ou fin du dossier d’aidant familial

Une fois le dossier aidant familial constitué et passé en commission, il est nécessaire de le maintenir à jour pour garantir la continuité des droits et des aides. Plusieurs situations peuvent nécessiter une actualisation, un renouvellement ou une clôture du dossier :

  • Les changements sont liés à la personne aidée :
    ➡️ Hospitalisation longue ou durable
    ➡️ Aggravation ou amélioration de l’état de santé
    ➡️ Entrée en établissement spécialisé
    ➡️ Déménagement dans un autre département

  • Les changements sont liés à l’aidant•e :
    ➡️ Décès de l’aidant•e ou de la personne aidée
    ➡️ Séparation, divorce ou rupture du lien affectif entre l’aidant•e et l’aidé•e
    ➡️ Remplacement de l’aidant•e par un•e autre proche.


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Le coup de pouce du poulpe : comment actualiser ou renouveler son dossier ?

Si vous voulez renouveler votre dossier aidant familial ou l’actualiser avant la date limite des aides perçues, il est possible de le faire de trois façons différentes :

  1. Informer la MDPH – ou la CAF/MSA si votre dossier s’étend à plusieurs organismes – par courrier ou via un formulaire spécifique.
  2. Joignez les justificatifs récents comme de nouvelles évaluations médicales, un changement d’adresse ou un acte de décès.
  3. En cas de renouvellement de dossier qui concerne l’APA ou la PCH, un nouveau dossier aidant familial complet peut être exigé.

FAQ : les questions pratiques essentielles sur le dossier d’aidant familial

Peut-on être plusieurs aidants familiaux pour une même personne ?

Oui, il est possible d’être plusieurs aidants familiaux pour une même personne en perte d’autonomie ou en situation de handicap. Chaque aidant•e peut être reconnu selon son implication dans l’accompagnement. Cela donne l’occasion de mieux répartir la charge et d’officialiser plusieurs rôles dans les démarches (congés, PCH, suivi médical,etc.). Point bonus parce que vous avez des collègues.

Quelles sont les conditions pour être rémunéré comme aidant familial ?

Pour être rémunéré•e comme aidant familial, il est indispensable que :

  • La personne aidée perçoive l’APA ou la PCH
  • Elle soit déclarée employeur•e via le CESU/Urssaf
  • Un contrat de travail soit établi

Attention : la rémunération est exclue pour le ou la conjoint•e, le ou la partenaire de PACS ou le ou la concubin•e dans la majorité des cas (sauf exceptions spécifiques avec la PCH).

Quelles sont les conséquences sur la vie professionnelle et personnelle ?

Être aidant•e a des impacts concrets :

  • Sur l’emploi : réduction du temps de travail, congé proche aidant, réaménagements d’horaires, etc.
  • Sur la vie personnelle : fatigue, isolement, stress, nécessité d’un soutien psychologique.

Des dispositifs existent pour accompagner l’aidant•e dans son quotidien (réseau d’aidants, droit au répit, formations, etc.).

Comment renouveler ou actualiser son dossier d’aidant familial ?

Le dossier doit être actualisé en cas de :

  • Changement de situation de la personne aidée (déménagement, hospitalisation, décès, etc.).
  • Changement dans le lien familial (séparation, nouveau référent, etc.).

Il faut informer l’organisme concerné (CAF, MDPH, Conseil départemental) et fournir les pièces justificatives à jour. Dans certains cas, un nouveau dossier est requis.

Que faut-il savoir sur les jeunes aidant•es ou aidant•es mineur•es ?

Les jeunes aidant•es sont des personnes de moins de 18 ans qui apportent une aide régulière à un•e proche (parent, frère, sœur, voisin•e). Bien qu’il n’existe pas encore de statut officiel, leur rôle est reconnu par :

  • Certaines collectivités
  • Des associations spécialisées (par exemple : Association des Jeunes aidants ensemble)
  • Des établissements scolaires, qui peuvent proposer des aménagements
  • Ils rencontrent souvent des difficultés spécifiques : charge mentale, décrochage scolaire, isolement. Un accompagnement renforcé est recommandé.


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Le coup de pouce du poulpe : quelques liens utiles

Réseaux et associations de soutien :

  • Association des Jeunes aidants ensemble (JADE)
  • Association française des aidants
  • Bulle d’air

Écoute et accompagnement :

  • Avec nos proches : 01 84 72 94 72

Ressources éducatives :

Quelles sont les démarches de protection juridique à envisager en parallèle du rôle d’aidant familial ?

Lorsque la personne aidée n’est plus en capacité de gérer ses affaires (financières, administratives, médicales), il est souvent primordial d’envisager une mesure de protection juridique. Ces mesures peuvent sécuriser les décisions et donner un cadre légal à l’action de l’aidant•e.

Les principales mesures de protection sont :

  • L’habilitation familiale – 5 ans maximum, révocable et renouvelable si nécessaire.
    ➡️ Pour qui ? Un membre de la famille qui agit au nom de la personne concernée.
    ➡️ Quel avantage ? La procédure est simplifiée, sans contrôle judiciaire continu.
    ➡️ Quelles démarches ? Il faut effectuer une demande auprès du.de la juge des contentieux de la protection avec un certificat médical et des pièces justificatives.

  • La curatelle – 5 ans maximum, renouvellement possible jusqu’à 20 ans cumulés.
    ➡️ Pour qui ? Une personne ayant besoin d’une aide partielle pour certains actes comme gérer ses comptes, etc.
    ➡️ Type de curatelle :
    – Simple : assistance pour les actes importants.
    – Renforcée : gestion complète du budget.
    ➡️ Quelles démarches ? Il est requis de saisir le juge, d’apporter un certificat médical circonstancié et une audition de la personne concernée.

  • La tutelle – 5 ans maximum, renouvellement possible jusqu’à 20 ans cumulés.
    ➡️ Pour qui ? Une personne qui n’est pas en capacité de défendre ses intérêts.
    ➡️ Fonctionnement de la tutelle : le mandataire judiciaire à la protection des majeurs (ou tuteur) prend toutes les décisions avec un contrôle judiciaire pour les actes majeurs.
    ➡️ Quelles démarches ? Pour faire une demande de mesure de protection, vous devez saisir le juge des tutelles.

  • Le mandat de protection future, validité aussi longue que l’état de la personne l’exige.
    ➡️ Pour qui ? Une personne qui anticipe sa perte d’autonomie.
    ➡️ Quel avantage ? Elle choisit à l’avance qui la représentera, cela peut être un•e notaire, un•e proche, etc.
    ➡️ Quelles démarches ? Il s’agit d’un simple acte notarié avec une activation par certificat médical.

Pour tous ces dispositifs, les démarches administratives restent communes :

  • Saisit d’un juge (souvent celui des contentieux de la protection).
  • Fournir un certificat médical de la personne à placer sous le dispositif.
  • Joindre une lettre de motivation, des pièces d’identité et des justificatifs de lien familial.

L’aidant•e peut être assisté•e ou orienté•e par des organismes comme l’Union départementale des associations familiales (UDAF) ou le Service d’accompagnement tutélaire familial (SATF).

Quel est le traitement fiscal des rémunérations perçues en tant qu’aidant familial ?

Le statut d’aidant familial peut donner lieu à une rémunération, mais ces sommes ne sont pas toujours exonérées d’impôt. Le traitement fiscal dépend principalement du mode de rémunération et du lien de parenté entre l’aidant•e et la personne aidée.

 

Lorsque l’aidant.e est rémunéré.e via la PCH ou par l’APA, les sommes perçues sont considérées comme des revenus imposables. Elles doivent alors être déclarées dans la catégorie des traitements et salaires lors de la déclaration de revenus, surtout si l’aidant.e est un membre de la famille mais qu’il n’appartient pas au même foyer fiscal. Il en va de même pour une rémunération via le CESU. Il est très important de savoir que le lien de parenté est un facteur déterminant dans votre fiscalité. De fait, l’aide fournie entre les membres d’un même foyer fiscal n’est pas déductible et donc non imposable.

 

Pour ce qui est du crédit d’impôt, une personne aidée qui emploie un aidant familial déclaré peut bénéficier de celui-ci à 50% sur les dépenses engagées pour l’emploi d’un salarié à domicile. Ce crédit peut cependant réduire significativement le coût global de la rémunération.

Mode rémunération
Imposable ?
Crédit d’impôt pour la personne aidée ?
Remarques
PCH ou APA (hors foyer fiscal)
Oui
Non
À déclarer comme un revenu
PCH ou APA (même foyer fiscal)

Non

Non
Pas de déclaration requise
CESU – salarié•e déclaré•e

Oui

Oui (50% des dépenses)
Bulletin de paie requis
Bénévolat ou entraide familiale
Non
Non
Pas de rémunération
Mode de rémunération
Imposable ?
Crédit d’impôt pour la personne aidée ?
Remarque
PCH ou APA (hors foyer fiscal)
Oui
Non
À déclarer comme un revenu
PCH ou APA (même foyer fiscal)
Non
Non
Pas de déclaration requise
CESU – salarié•e déclaré•e
Oui
Oui (50% des dépenses)
Bulletin de paie requis
Bénévolat ou entraide familiale
Non
Non
Pas de rémunération
Chaque situation d’aidant familial est unique. Pour éviter toute erreur ou omission fiscale, il est vivement conseillé de consulter un•e conseiller•ère fiscal ou un centre des impôts dès la création de votre dossier aidant familial. Une expertise personnalisée contribue à s’assurer d’être en conformité avec la législation en vigueur.

Sources :

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